Le numérique pèse aujourd'hui 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, davantage que l'aviation civile. Pour une collectivité, le numérique responsable n'est plus une posture : c'est un levier concret d'exemplarité et d'économies.
1. Mesurer avant d'agir
Réalisez un bilan : parc matériel (âge, état), trafic des sites publics, volumes de stockage, services SaaS utilisés. Sans données de départ, impossible de prioriser ni de mesurer les progrès.
2. Écoconcevoir les services en ligne
Une page web sobre, c'est moins d'images lourdes, moins de scripts inutiles, un design simple. Bonus : c'est aussi plus rapide, plus accessible et mieux référencé. Le référentiel RGESN donne le cadre.
3. Allonger la vie du matériel
70 % de l'empreinte d'un ordinateur vient de sa fabrication. Passer la durée d'usage de 4 à 7 ans divise quasiment par deux l'impact annuel. Reconditionnement, réparation, dons aux associations : autant de pistes activables dès aujourd'hui.
4. Choisir un hébergement sobre et souverain
Privilégiez des hébergeurs européens, alimentés en énergie bas-carbone, avec un PUE inférieur à 1,3. Combinez ce choix avec une politique de purge des données obsolètes : tout octet stocké inutilement est un octet émetteur.
Le numérique le plus responsable, c'est celui qu'on ne déploie pas. Avant chaque nouveau projet, posez la question : ce service est-il vraiment nécessaire ?
