Depuis 2019, toute administration publique a l'obligation de rendre ses services numériques accessibles aux personnes en situation de handicap. Le Référentiel Général d'Amélioration de l'Accessibilité (RGAA) en fixe le cadre technique : 106 critères, 257 tests. Sur le terrain, la conformité reste pourtant l'exception.
1. Cartographier l'existant
Avant tout chantier, il faut savoir où l'on part. Un audit RGAA initial — même rapide — permet d'identifier les gabarits prioritaires (page d'accueil, démarche en ligne, recherche) et les non-conformités les plus bloquantes (contrastes, navigation clavier, alternatives textuelles).
2. Publier une déclaration d'accessibilité honnête
La déclaration est obligatoire, même quand le site n'est pas conforme. Elle protège juridiquement et engage la collectivité dans un plan d'amélioration. Mieux vaut afficher « partiellement conforme à 38 % » avec un calendrier crédible que rien du tout.
3. Former les équipes en amont
L'accessibilité ne se rattrape pas en fin de projet. Designers, développeurs et rédacteurs doivent intégrer les bons réflexes dès la conception : hiérarchie des titres, contrastes, libellés explicites, sous-titres vidéo.
4. Choisir des prestataires engagés
Exigez de vos prestataires une clause RGAA contractuelle, des livrables conformes et un audit indépendant en fin de projet. Ce n'est pas un luxe, c'est un dû.
L'accessibilité n'est pas une contrainte technique : c'est la définition même du service public — accessible à tous, sans condition.
